Chroniques Lecture

Anne of Green Gables, le classique de la littérature canadienne

Anne of Green Gables
( Anne et la maison aux pignons verts)
Lucy Maud Montgommery
Lecture VO

4 / 5

Née en Nouvelle-Écosse. orpheline à trois mois. Anne est récupérée par une série de familles d’accueil. Malgré la pauvreté, elle parvient à s’évader de sa sombre existence grâce à son imagination débordante. Elle lutte pour rendre les circonstances acceptables. recherche des âmes sœurs et trouve dans les livres une certaine consolation, tout en rêvant de fonder un jour sa propre famille. Curieuse, inventive, amoureuse de la vérité, Anne fait déjà preuve du sens de l’émerveillement et de l’espoir qui la caractériseront sa vie durant. Ce roman relate les événements à la fois tristes et loufoques de la vie de la rouquine à l’esprit débridé avant qu’elle ne se rende chez les Cuthbert, à l’Ile-du-Prince-Edouard…

 

J’ai découvert le petit univers d’Anne Shirley avec la superbe série Netflix Anne With An E (dont je vous parle ici) et ce fut un énorme coup de coeur. Curieuse d’en savoir plus sur ce classique de la littérature Canadienne, j’ai réussis à mettre la main sur une superbe édition en version originale, qui pendant plusieurs jours m’a fait saliver le temps que je finisse Milles Soleils Splendides.

Je ne vais pas vous mentir, ce fut une lecture avec des hauts et des bas, liés au fait que cette dernière ne tombait pas à pic avec mes activités scolaires, mais aussi à cause du fait que j’ai eu du mal à m’imprégner de l’histoire. Je n’ai pas forcément l’habitude de lire des romans de ce genre ou de ce niveau en anglais, j’ai donc eu un long temps d’adaptation. Le vocabulaire est soutenu, riche, et m’a fait découvrir une myriade de nouveaux mots. C’est beau, très beau même, mais on finit parfois par se perdre dans les descriptions de l’auteure. Mais cela n’en reste pas moins une lecture très agréable une fois le temps d’adaptation révolus.

On suit avec plaisir les aventures de la petite Anne Shirley et des Cuthbert, cette adorable famille composée de Marilla et de Matthew ( un frère et une soeur d’un certain âge), qui vont adopter un enfant dans le but que ce dernier aide Matthew à la ferme. Mais suite à un malentendu, ce n’est pas un petit garçon qui les attend sur le quai de la gare, mais une charmante jeune fille rousse à la bouche remplie de grands mots, et la tête remplie de rêves.

Anne est rafraichissante, joyeuse, dynamique, et à travers les quelques 500 pages de ce premier tome, on découvre sa nouvelle vie, ses mésaventures et ses expériences. Elle grandie sous nos yeux, gagne en assurance, et perds petit à petit sa maladresse et son don de toujours faire des bêtises. Elle garde cependant toujours cette tendresse et cette fraicheur qui nous fait sourire.

Avec elle, on va rencontrer ce frère et cette soeur, un peu réticent au début à son arrivée, mais qui apprenne à l’aimer. Mais également Diana, sa meilleure amie, ainsi que tous les autres enfants du village qu’elle retrouve à l’école. On y fait alors la rencontre de Gilbert Blythe, son futur pire ennemie, mais aussi celui qui fera en sorte qu’elle donne le meilleur d’elle même dans tout ce qu’elle fait. Ce Gilbert, je vois en lui une petite graine de Darcy un peu plus moderne mais toujours aussi affectueux. Malgré tout ce qu’il se passe entre lui et Anne, il reste là, à l’admirer et à vouloir son amitié. J’ai hâte de lire les prochains tomes pour voir comment ces deux là vont évoluer.

Les différents personnages que l’on rencontre dans le roman sont très riches je trouve, développés, et apportent à l’histoire un petit quelque chose. Ils aident aussi Anne, pour que cette dernière devienne une meilleure version d’elle même et qu’elle puisse s’épanouir. Ce n’est pas que la fille adoptive de Matthew et Marilla, mais celle aussi de beaucoup d’autres personnes je trouve. Ce qui fait qu’on finit autant par s’attacher aux autres personnages qu’eux même finissent par s’attacher à Anne.

Anne of Green Gables (ou Anne et la maison aux pignons verts) est une belle lecture, qui nous ramène dans notre enfance, sous fond de paysages canadien. C’est un roman que j’aurais aimé avoir dans les mains plus jeune, un roman qui m’aurait permis de savoir que c’était naturel de lire autant, que je pouvais être une fille et être douée à l’école, et que les filles n’étaient pas forcément toute stupides. Mais que surtout, je pouvais courir derrière mes rêves et que ça en valais la peine. Car Anne vit pleinement ses rêves, et c’est beau.

Et vous mes hiboux, avez-vous lu ce livre ? Qu’en pensez-vous ?

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