Série

Anne with an E, la série coup de cœur

Anne with an E est le dernier petit trésor que l’on peut trouver sur Netflix en ce moment. Issue d’une collaboration entre une chaîne Canadienne et le géant américain de la VOD, Anne with an E est une adaptation d’un classique de la littérature canadienne : Anne et la maison aux pignons vert (ou Anne of Green Gables en VO).

C’est l’histoire d’une jeune orpheline rousse, la bouche pleine de grands mots et des rêves pleins la tête, qui après être passée de foyer d’accueil en foyer d’accueil, puis d’orphelinat en orphelinat, se retrouve adopté par un frère et une sœur : Matthew et Marilla Cuthbert. Sauf que les Cuthbert attendais un garçon, afin de les aider à la ferme. Passé les premières stupeurs et une volonté de renvoyer l’orpheline afin d’avoir réellement un petit garçon, on découvre le personnage d’Anne ainsi que les Cuthbert, qui finissent par s’attacher à cette petite fille pétillante et pleine de vie.

On suit donc au fil des épisodes la nouvelle vie de la jeune Anne, en découvrant de temps à autre ce que pouvait être sa vie auparavant, les misères qu’elle a pu vivre, et tout ce qu’elle doit affronter dans sa nouvelle vie : le regard des gens face à son adoption, sa nouvelle vie, le sentiment d’appartenir une famille, se faire des amis, aller à l’école.

Malgré un scénario simple et une histoire sans retournements rocambolesques, Anne with an E nous entraîne dans les rêves d’Anne Shirley avec un immense sourire sur les lèvres, de joyeux fous rires, mais aussi un cœur qui se serre : on ne peut rester insensible à la vie de notre nouvelle petite orpheline.

La série est très belle à regarder, les jeux d’acteurs sont très bon, et on se laisse vite entraîner, enchaînant rapidement les épisodes les un après les autres (ils sont au nombre de huit, de généralement 45 minutes, sauf pour le premier, qui vous plongera pendant plus d’1h15 dans la vie d’Anne). Les paysages sont sublimes, les décors splendides, et le tout est accompagné d’une bande son aussi discrète qu’efficace. L’esthétisme de la série se retrouve aussi dans son générique, dont je ne me lasse pas !

Malgré son côté enfantin, la série n’est pas exclusivement réservée aux plus jeunes. Elle est tout à fait regardable par des adultes, qui se laisseront charmé par sa qualité, la richesse de ses dialogues, ou même les sujets qu’elle aborde. L’histoire se déroulant au début du 20em siècle au Canada, on peux y retrouver l’émergence du féminisme dans la volonté de certaines femmes d’avoir une éducation décente, mais également de pouvoir avoir une vie en dehors de celle de femme au foyer. L’homosexualité est même discrètement mentionnée à un moment, lors d’un léger sous-entendu sur le mariage. De nombreux personnages, touché par la vivacité d’esprit d’Anne, vont encourager cette dernière à suivre ses rêves, même les plus fous, et à vivre sa vie comme elle l’entends, en ne laissant ni rien ni personne lui mettre des barrières.

J’ai dévoré en famille les 8 épisodes qui composent cette série en quelques jours et je ne peux que vous la recommander. Au mieux elle vous fera passer un bon moment, au pire, vous aurez au moins découvert un bout de la littérature canadienne.

Sur ce, je vous laisse avec le trailer de cette petite série pour ceux qui auraient encore besoin d’être convaincu :

Et vous mes petits hiboux, l’avez-vous vu cette série ? ♥

Continue Reading